Voici le premier album de Justice qui est sorti le 11 Juin 2007 en France
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1/ Genesis
2/ Let There Be Light
3/ D.A.N.C.E
4/ New Jack
5/ Phantom
6/ Phantom pt. II
7/ Valentine
8/ The Party - feat. Uffie
9/ DVNO
10/ Stress
11/ Waters of Nazareth
12/ One Minute to Midnight
1/ Genesis
2/ Let There Be Light
3/ D.A.N.C.E
4/ New Jack
5/ Phantom
6/ Phantom pt. II
7/ Valentine
8/ The Party - feat. Uffie
9/ DVNO
10/ Stress
11/ Waters of Nazareth
12/ One Minute to Midnight
Une jaquette à la sobriété déconcertante avec cette énorme croix noire sur fond noir vue en plongée seulement délimitée par un halo doré. On aperçoit au dos une foule de fidèles levant les bras vers cette croix – Cross.
Enigmatique cet album aux accents très...christiques. Le logo du groupe ne fait d'ailleurs que confirmer cette tendance ainsi que le tracklisting.
Ca commence...Genesis
...Une marche lourde, cadencée, digne d'un péplum, avec un travail de salissure sur le son. La ligne de base fait son entrée ainsi que, progressivement, les riffs des différentes lignes instrumentales. Mais à part une guitare basse indentifiable...le synthétiseur nous brouille complètement les oreilles. Le final nous rappelle l'intro cachée derrière une ligne de piano majestueuse qui finit sur des riffs funk. Une entrée violente dans l'univers musical de Justice
Sans pause, on enchaîne. Cross s'est voulu, selon leurs géniteurs, comme une oeuvre unique, une sorte d'opéra-techno. Let There Be Light reste sur une gamme mineure avec des sons hypnotisants. On commence à se faire à la basse. Arrive l'instant déstabilisant: Ce bruit qui s'annule complètement pendant un instant nous faisant douter de la suite de la piste, mais pour mieux reprendre dans la foulée. On termine sur un air aux accents de Discovery des Daft Punks. Justice ne dément en aucun cas leur inspiration. Le Technopera continue.
Grésillements radiophoniques, une voix enfantine très 70s nous fait penser à un remix des Jackson 5. le voilà, le morceau rassurant d'un point de vue musical mais terriblement efficace avec son style Disco-Funk. D.A.N.C.E sera le single qui passera sur le ondes et cela se comprend vu le reste de l'album très...commercialement incorrect. Une oreille attentive pourra remarquer la « patte » particulière apportée aux voix, comme « mal collées » ou « mal enregistrées ». Toujours ce final à la Daft Punk en low-fi.
On reste dans le dansant avec New Jack. Nos deux DJs parisiens s'amusent bien avec le rythme du morceau complètement trituré et parasité par un son imposant. Un break digne de Royksöpp s'installe afin de mieux relancer la machine jusqu'à la fin qui finit malheureusement court-circuitée.
Phantom reprend les mêmes et recommence. Une voix indéchiffrable, une basse bien placée et toujours ce parasite qui traîne et déborde sur la bonne tenue du morceau. Le sample est tiré d'un film de Dario Argento. Un break expérimental qui vous malmène les tympans vous fait oublier le classicisme mais pour mieux l'enrichir jusque...Phantom Part II. Ou comment métamorphoser un riff de violon Funk pour lui donner un ambiance digne d'une bande originale de Hans Zimmer. La ligne de basse pourrait presque rappeler celle d'un tube de Kiss, cette basse saturée qui plane pendant quelque instants pour mieux s'éteindre dans un bruit de potentiomètre violemment ramené à 0. Toujours un break déconcertant, on ne déroge pas à la règle, avant de savourer toutes ces trouvailles assemblées jusqu'au bout.
Valentine, qu'en penser. A part que l'on a l'impression de réécouter un extrait de Discovery. Pur moi un plaisir ! Un rythme plus lent pour un morceau très posé. C'est un peu la pause de l'album.
A nouveau une voix enfantine nous accueille sans transition. The Party, c'est un peu le mariage très bien arrangé de Daft Punk et Justice. Ils ne peuvent nier la parenté de cette ligne instrumentale typique située dans les aigus. Mais la basse et la voix (Uffie) ainsi que le beat qui s'ensuit sont signés Justice avec ces interstices de silence intriguants.
Changement de registre vocal et musical radical avec cet morceau tout droit sorti d'un club branchée. Le Funk reprend ses droits et il les reprend manu militari avec Dvno. On pourrait penser à des influences de Cameo ou même David Guetta pour ce qui est du sample de la voix. La ligne de basse ainsi que les claps de mains rapellent instantanément Forget Me Nots de Patrice Rushen.
Adieu clubeuses sexy et siliconées aux lunettes-masques. Ici l'ambiance déraille, le Stress jaillit de ce sample de violon frénétique et de cette ligne de son grave toute droit sortie d'un film d'épouvante. On pourrait presque se retourner voir si un psycho-killer serait en train d'admirer son couteau avant de vous fixer à votre tour. Le final de clavecin synthétisé clôt le morceau sur une note délicieusement kitsch.
Waters Of Nazareth. A mi-chemin entre la techno et l'electro, cette avant-dernière piste fait se télescoper signaux sonores mis en rythme avec des lignes et beat synthétisés. On reste dans le registre habituel où parasites et sons harmonisés se font la guerre, mais en rythme s'il vous plaît. Un morceau instrumental transitoire sur Cross mais qui fut le premier sigle solo de Justice.
L'album se termine avec One Minute To Midnight qui poursuit la piste précédente.
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